Le parfum Djedi de Guerlain

23/07/2016

Le parfum Djedi de Guerlain

Djedi, symbole de la parfumerie traditionnelle selon Guerlain

Si pour beaucoup d’entre nous la consonance phonétique du mot Djedi fait clairement référence à la saga Satr Wars, chez Guerlain celui-ci a une toute autre signification. Il fait écho à l’un des parfums les plus anciens de la maison. Djedi a été créé en 1926 et affiche une senteur chaude et vibrante aux consonances très orientales. Bien que celui-ci ne soit plus commercialisé aujourd’hui, il reste un incontournable de l’histoire de la parfumerie et il est toujours particulièrement intéressant de se replonger sur les origines de son élaboration.

Djedi, un jus à la résonance orientale

L’histoire de Djedi nous plonge au cœur de Paris. En effet, c’est dans cette capitale que Guerlain élabore ses prestigieux parfums. Depuis quelques années, ce lieu de culture incontournable semble faire de l’Orient un sujet d’inspiration inépuisable. Nous sommes en pleine période Art Déco et les essais artistiques ne cessent de se multiplier. Aussi, une découverte va venir bouleverser la planète tout entière : la découverte du tombeau de Toutankhamon en 1922. Très vite, la tendance voue un culte tout particulier à l’Égypte. C’est donc dans ce contexte, à mi-chemin entre l’Occident et les histoires des mille et une nuits, que Djedi a vu le jour. En réalité, son nom lui vient d’un magicien mystérieux, connu pour avoir distrait le pharaon Khéops tout au long de sa vie. Certains disent même de lui qu’il avait le pouvoir de ramener les défunts à la vie. C’est en tout cas ce que stipule le célèbre papyrus découvert par Miss Westcar. Cette histoire fascina littéralement Jacques Guerlain et celui-ci décida de créer une fragrance aux consonances orientales tout en conservant un esprit Art Déco typique de la mode de l’époque. Ce jus se destinait à une femme de caractère, à la fois contemporaine, troublante et séductrice.

La sensualité boisée vu par l’œil de Jacques Guerlain

Jusqu’à la création de Djedi, les notes boisées étaient plutôt réservées aux parfums masculins. Pourtant, Jacques Guerlain n’hésita pas à en intégrer à sa composition. Djedi regorge de vétiver, une racine aux effluves puissants, à la fois verts, fumés, camphrés et secs. Qui plus est, cette matière première est ici encore enrichie de patchouli, de mousse de chêne, de cèdre et de bois de santal. Vous l’aurez compris, le caractère boisé de Djedi est poussé à l’extrême et n’en demeure pourtant que plus addictif. Toutefois, n’oublions pas qu’il s’agit d’un parfum féminin et que, comme toute essence pour femme qui se respecte, Djedi contient une facette florale. Néanmoins, celle-ci est clairement en retrait. On y distingue l’odeur de la rose, du jasmin et de l’iris. Qui plus est, cet assemblage est encore chatouillé par la chaleur épicée de la cannelle. Le tout est également rafraîchi d’un accord de bergamote et d’aldéhyde. De même, le muguet vient rendre le tout plus aérien. Enfin, comme si cela ne suffisait pas à asseoir la sensualité de l’ensemble, Jacques Guerlain a également ajouté une pointe de civette et de musc à sa composition. Le tout était alors contenu dans un flacon réalisé par Baccarat. Chaque pan de cristal était taillé de lignes franches et droites. Une étiquette dorée finement ciselée venait également s’incruster au centre de son flacon et faisait écho à une barrette de ce même métal surmontant son bouchon plat.

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